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Noni

Morinda citrifolia

famille des rubiacées.
Noms anglais : Noni, indian mulberry.

Parties utilisées : Fruits, feuilles, racines.
Habitat et origine : Arbrisseau à feuillage persistant originaire des îles du Pacifique, de la Polynésie, de l'Asie et de l'Australie.

Indications

Combattre les infections bactériennes, virales, parasitaires ou fongiques; prévenir la formation ou la prolifération de tumeurs; soulager la douleur causée par l'inflammation.

Historique
On pense que les Polynésiens font un usage médicinal du noni depuis plus de 2 000 ans. Traditionnellement, on lui attribue la propriété de stimuler le système immunitaire et, par conséquent, le pouvoir de combattre les infections bactériennes, virales, parasitaires ou fongiques, voire de prévenir la formation ou la prolifération de tumeurs, même cancéreuses. De plus, on le croit capable de soulager la douleur causée par l'inflammation.

Bien qu'on ait surtout consommé le jus des fruits, on rapporte que les guérisseurs polynésiens utilisaient aussi, à l'occasion, les feuilles, les fleurs, l'écorce et les racines. On a d'ailleurs répertorié une quarantaine de remèdes traditionnels renfermant l'une ou l'autre des parties de la plante.

Même si les fruits mûrs dégagent une odeur désagréable, plusieurs explorateurs européens ont rapporté que les Polynésiens les consommaient, surtout en période de disette. Les jus et concentrés du commerce ont généralement subi une transformation ayant pour effet de masquer l'odeur carrément répulsive des fruits. Les extraits secs, présentés sous forme de capsules ou de comprimés, permettent également de pallier cet inconvénient.

Les distributeurs de jus de noni affirment, dans leurs sites Internet ou sur leurs dépliants publicitaires, que leur produit peut soulager ou guérir de nombreuses maladies comme le cancer et le diabète, en passant par l’hypertension, les allergies, les migraines, sans oublier la maladie d’Alzheimer, la fibromyalgie, l’arthrite et l’obésité... Aucune de ces allégations ne reposent sur des données scientifiques.
Recherches
À ce jour, le noni n'a pas fait l’objet d’essais cliniques sur des humains dont les résultats valideraient l’un ou l’autre des usages médicinaux traditionnels qui lui sont attribués.

Au cours des années 1980, Ralph Heinicke, détenteur d'un doctorat en biochimie, connu par ailleurs pour ses travaux sur la broméline, aurait observé que le noni était riche en proxéronine, une substance que l'organisme transforme en xéronine, un alcaloïde qui jouerait, selon lui, un rôle primordial dans divers processus immunitaires. Ses recherches n'ont toutefois jamais atteint l'étape cruciale des études sur des humains1. Soulignons par ailleurs que l’existence même de la proxéronine n’est encore que théorique et que cette molécule n’a pas été caractérisée à ce jour.

Plus récemment, des chercheurs ont concentré leur attention sur les glucosides que renferment les feuilles de noni et en ont identifié un ayant une forte activité antioxydante2-4. Il ne s'agit bien sûr que d'analyses in vitro qui, bien qu'elles fournissent d'intéressantes pistes de recherche, n'apportent aucune preuve de l'efficacité clinique du noni.

Des chercheurs philippins ont observé qu'un extrait de noni possédait une activité antituberculeuse in vitro5. Par ailleurs, les résultats de divers essais in vitro et sur des animaux permettent de croire que les fruits et la racine du noni renferment des substances ayant une action immunorégulatrice6-7. Pour leur part, des chercheurs français ont rapporté que l'administration d'un extrait de racine de noni à des souris avait provoqué des effets analgésiques et sédatifs8.

Divers. Quelques rapports anecdotiques font état de cas de personnes âgées ayant vu leur facultés auditives améliorées à la suite de la consommation de jus de noni. On sait qu’une perte osseuse causée par l’ostéoporose peut altérer la composition des os de l’oreille interne, entraînant une perte de l’audition. Des chercheurs ont voulu savoir si le noni pouvait contrer ce phénomène. Une étude préliminaire auprès de neuf patientes postménopausées a donné des résultats encourageants, qui doivent néanmoins être confirmés par des études de plus grande envergure.
Contre-indications
Grossesse et allaitement. Bien qu'aucun effet indésirable n'ait été rapporté concernant la consommation de noni durant la grossesse ou l'allaitement, certaines sources estiment que les femmes enceintes et celles qui allaitent devraient s'abstenir d'en consommer. Notons que, traditionnellement, les Polynésiennes buvaient du jus de noni pour refaire leurs forces après l'accouchement, donc durant la période d'allaitement.
Effets indésirables
Hépatotoxicité. On a récemment signalé quelques cas anecdotiques de troubles du foie associés à la consommation de jus de noni10-12. Bien que les données scientifiques actuelles semblent indiquer que le jus ne soit pas hépatotoxique13, on recommande tout de même la prudence.
Interactions
Avec des plantes ou des suppléments
Aucune connue.
Avec des médicaments
Diurétiques d'épargne potassique (triamtérène, spironolactone, etc.) Théoriquement, la consommation de jus de noni, dont la richesse en potassium est comparable à celle des jus d'orange et de tomate, pourrait faire augmenter les taux de potassium au-delà de l'effet habituellement attribué à ce type de diurétiques.
Théoriquement, la consommation de jus de noni, dont la richesse en potassium est comparable à celle des jus d'orange et de tomate, pourrait faire augmenter les taux de potassium sanguin parce que ces médicaments diminuent l’excrétion du potassium.
Warfarine. Parce que le noni stimulerait l’effet détoxiquant du foie, un peu comme le fait le brocoli, il est possible que la consommation des fruits diminue les effets de la warfarine, un anticoagulant de synthèse.
Posologie: 2 à 3 gélules par jour

100 gélules de 350 mg

pendant les repas

Maximum: 6 gélules par jour.




 
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